L’industrie du bois d’œuvre redoute une crise liée à l’enquête américaine
Après les secteurs de l’acier et de l’aluminium, de nouvelles menaces du président américain suscitent de l’inquiétude dans le secteur du bois d'œuvre sur la Côte-Nord et au Bas-Saint-Laurent. Samedi, Donald Trump a ordonné à son secrétaire au Commerce d'enquêter sur la menace économique potentielle que représentent les importations de bois d'œuvre pour la Le président américain estime que les subventions qu’accordent certains pays au secteur du bois d’œuvre, comme le Canada, l'Allemagne et le Brésil, désavantagent les États-Unis. Ce nouveau revers est préoccupant pour des communautés forestières de la Haute-Côte-Nord, où des centaines d'emplois dépendent de l'industrie du bois. L’industrie forestière a subi de graves contrecoups au cours des derniers mois, affirme la mairesse de Sacré-Cœur, Lise Boulianne. La mairesse de Sacré-Cœur, Lise Boulianne, croit que le secteur forestier québécois devrait délaisser le marché américain. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon Après la Selon Lise Boulianne, les États-Unis sont un bon client pour les produits du bois. Cependant, il faudra trouver des solutions de rechange plus durables que le marché américain, croit-elle. Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Maurice Veilleux, a un avis similaire. Si de nouveaux tarifs s’ajoutent aux droits déjà imposés au bois canadien, le marché américain ne sera plus une option pour les producteurs québécois, selon lui. Si de nouveaux tarifs sont imposés au bois canadien, le marché américain ne sera plus viable, selon le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Maurice Veilleux. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet À ces tarifs-là, il n’y a pratiquement plus personne qui va traverser du bois de l'autre bord de la frontière. [...] Nous, au niveau de la forêt privée, c'est très inquiétant. Toutefois, se détourner du marché américain serait un exercice Le marché intérieur au Canada offre des possibilités tout au plus Steeve St-Gelais éprouve une « grande inquiétude » face à ces nouvelles menaces de Donald Trump. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada Le marché européen, lui-même insuffisamment compétitif, n’est pas davantage une panacée, selon le président de Boisaco. De surcroît, il fonctionne selon des normes et des mesures différentes. Il faudrait donc revoir des éléments de la chaîne de production et de distribution, indique-t-il. Dans une déclaration écrite publiée samedi, la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, affirme que des barrières tarifaires nuiraient aux consommateurs des deux côtés de la frontière. Les États-Unis ont besoin de notre bois. Le président Trump a même reconnu qu’il s’agit d’un élément stratégique pour la sécurité nationale américaine. Elle indique qu'elle joint sa voix à celle du premier ministre François Legault en faveur d’une renégociation hâtive de l’accord de libre-échange. L'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) doit être révisé en 2026. François Legault estime qu’il devrait être renégocié rapidement afin de réduire les incertitudes qui nuisent à l’économie québécoise. Avec les informations de Renaud Chicoine-McKenziesécurité nationale
des États-Unis. Celui-ci devra notamment déterminer si des quotas ou des droits de douane devraient être imposés.
crise du caribou forestier
, elle craint que l’administration américaine ne décide d’imposer des tarifs sur le bois d'œuvre.Si, pendant quatre ans, on doit se fier à tout ce que M. Trump fait et défait, ce ne sera pas facile.
Inquiétudes dans les forêts privées
C’est toujours le premier maillon qui écope
, fait-il observer.
C'est sûr que la consommation interne, ça ne fera pas vivre toutes les usines du Québec
, ajoute-t-il.Changement de cap difficile pour l'industrie
complexe
, estime pour sa part le président de Boisaco, Steeve St-Gelais. Cette compagnie forestière emploie environ 600 personnes sur la Haute-Côte-Nord.marginales
à court terme et ne peut pas absorber l'entièreté du volume de bois produit à l’heure actuelle, affirme M. St-Gelais.
En faveur d’une renégociation rapide de l’ACEUM
On continue nos efforts pour faire comprendre aux Américains que nous sommes un partenaire fiable, mais pas à n’importe quel prix
, écrit la ministre.
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